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Bilan du Ministère Vallaud-Belkacem : fuite vers le privé

lundi 29 mai 2017, par oleg

Dans un article incisif, Jean-Paul Brighelli remarque une augmentation sensible des inscriptions dans le privé sous contrat.

Selon le Ministère, on compte six mille quatre cents élèves de plus inscrits dans le privé et 9 900 de moins dans le public. Mais le secrétariat général de l’enseignement catholique a des chiffres légèrement supérieurs : 5 500 jeunes de plus dans les collèges privés catholiques (particulièrement en sixième), 4 500 élèves de plus dans les lycées catholiques d’enseignement général. Et 13 500 de plus en primaire. Au total, cela fait une bonne vingtaine de milliers.

Pour rendre compte de ce phénomène, le journaliste avance deux raisons qui poussent les parents à quitter l’enseignement public. La réforme des rythmes scolaires bouleverse le temps familial et impose des contraintes nouvelles d’agenda. La réforme du collège oblige les élèves à renoncer à des options que l’on peut, en choisissant bien son établissement, retrouver dans le privé.

Source : http://www.lepoint.fr/invites-du-point/jean-paul-brighelli/brighelli-vallaud-belkacem-ministre-de-l-enseignement-prive-09-01-2017-2095626_1886.php#section-commentaires

1 Message

  • Encore des gogos... Le 29 mai à 15:52, par Espérance

    À lire l’article en lien, mais surtout les commentaires de lecteurs, je constate que l’idée que l’enseignement public est gratuit a encore des adeptes.
    Pourtant, à ma connaissance :
    - les personnels de ces établissements ne sont pas des bénévoles
    - les locaux, leur entretien, les fournitures ... ne sont pas réglés par de généreux mécènes.
    Tout cela est payé ... mais pas par les utilisateurs. C’est financé seulement par les moins de 50% de foyers fiscaux qui s’acquittent d’un impôt sur le revenu.
    Donc les courageux parents qui font le choix du "privé-payant" sont, purement et simplement, DISCRIMINÉS.
    À quand un équivalent de notre "merveilleuse sécu" pour l’instruction des jeunes générations : chaque niveau d’instruction a un coût (comme une carie, une radio des cervicales, une consultation de psychiatre, ...). On se demande pourquoi la collectivité accepte qu’on l’oblige à payer pour que certains des usagers soient favorisés par rapport à d’autres.

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